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Message des Bagouz à Manon, reçu ce matin
Le cancer de l’enfant, parlons-en!
Chaque année, le 15 février est la journée internationale de sensibilisation au cancer de l’enfant.
Qui le sait? Pas grand monde… car on n’en parle pas !
Pour la seconde année, l’Etoile de Martin a lancé un communiqué de presse pour tenter de faire sortir ce sujet de l’ombre :
2000 nouveaux enfants par an touchés, 500 décès et la 1° cause de décès par maladie chez l’enfant.
La recherche doit avancer plus vite!!! Espérons que quelques journalistes seront, comme l’an dernier, intéressés et ouvriront leur micros et caméras pour cette cause !
N’hésitez pas à diffuser l’information largement !
Bagouzement Vôtre !
Nanou

Ouais. Des chats. Pas des gosses. Parce que les chats, ça a quatre pattes, et ça s’en contente. Quand il faut les trimballer, on les colle dans une caisse, on les charge dans la bagnole et on part avec. Et ça dure toute leur vie. Pas pour les gosses. Parce qu’un gosse, vient un jour où il atteint ses 16 ans. Et ce jour-là, en parents soucieux de se débarrasser des accompagnements fastidieux aux activités que j’évoquais dans l’épisode précédent attentifs au bien-être de leur enfant, on leur propose de passer leur code et de faire la conduite accompagnée. On se dit que c’est bien pour lui, que le permis c’est le début de la liberté, que c’est bien de l’avoir tôt… bref…
C’est comme ça que tu réapprends le code en faisant les tests avec lui et découvres que… ben tu l’aurais jamais si tu le repassais ! Et que lui, il l’obtient du premier coup ! T’es fier de la prouesse, mais quand même, un peu jaloux… et puis il fait son stage de conduite, et le voilà muni de sa fameuse attestation qui lui permet de conduire avec pôpa ou môman. Là aussi, t’es content. C’est grisant de se dire que son gône a grandi, qu’il est en âge de conduire, non ?
Donc ton gamin, ô parent consciencieux, se retrouve un beau jour au volant de TA-voiture-chérie-d’amour que tu bichonnes depuis que tu l’as. Terrible intrusion dans ton intimité… Pour commencer, ô parent aimant, tu prends un sacré coup de vieux. Comme si tu n’en avais pas assez pris jusque là, depuis les premiers pas, l’entrée à l’école, au collège, le brevet, le lycée, et j’en passe.
Chaque jour qui passe, ces sales gosses s’arrangent pour te rappeler que l’avenir, ce n’est plus toi, mais EUX, que toi t’es off, t’es ringard, bon à jeter… les chats, force est de le constater, n’ont pas cette prétention. Ils vieillissent dans la discrétion…
Donc ton gosse est au volant, et toi, ô parent inconscient, tu es à côté. A la place du passager. Celle qu’on appelle “la place du mort”. Comme elle est bien nommée cette place ! Parce qu’à chaque séance, tu es mort… de trouille ! Tu subis la route comme un calvaire, scandant à tout instant : “PRIORITEEEEEEEEEEE !” “FREIIIIIINNEUUUUUUU”, “FEU ROUGEUUUUUUUUUUUUU”, “ON VA PRENDREU LE TROTTOUAAAAAAAAR”…
Frénétiquement, tu écrases un frein imaginaire, saisis un levier de vitesses inexistant, regardes un rétro qui n’est pas réglé pour toi et dont ce sale mioche ne se sert même pas, et tu fais la découverte terrifiante que tu n’as rien pour sauver ta peau, que tu es définitivement à sa merci. Alors tu t’accroches à la poignée, plantes tes ongles dans les garnitures des portières, et finis par t’en remettre à Dieu, ou à défaut aux autres conducteurs en priant pour qu’ils puissent t’éviter à temps avant que le pire se produise… Tu blémis, tu frémis, tu serres les fesses, tu halètes, tu hoquettes, et tu n’attends plus qu’une chose : qu’on en finisse !
Lorsque le calvaire s’achève, c’est à dire après 15 manoeuvres aussi aléatoires que désordonnées pour positionner le véhicule droit, ton rejeton descend de la voiture, claque fièrement la porte, tout heureux et tout sourire… en oubliant de couper le contact… (véridique !)
Quant à toi, ô parent, tu dégoulines de la voiture, chancelant, couvert de crampes, ruisselant, épuisé, apoplectique, mais vivant ! Finalement la peur cède la place au soulagement, le rythme cardiaque revient à la normale, et tu reprends enfin tes esprits.
C’est alors que ton ado s’exclame : “C’était super !!! On recommence demain ?”
Nan. Y’a pas à dire. Faites des chats. Pas des gosses.
Tout est dans le titre. Le message original se trouve sur le blog Siegi Perles
Je commence cette année par un coup de gueule.
Trouvé sur, le blog d’ Ayuu
voilà ce que certaines se permettent de faire, je suis dégoutée par ce genre de pratiques!!!
Si vous avez 6,90€ a jeter par les fenêtres, achetez donc ce livre, de Francesca Peterlini
Seule, on peut difficilement se faire entendre, mais regroupées,
on montre notre refus de tels procédés.
Vous y trouverez des schémas pris sans autorisation
comme le Coeur Peyote de Vyolina par exemple,
ou alors des modèles protégés par le Copyright, comme sur le Charl’stone 5
Vous y trouverez aussi :
- La manchette coeurs, rebaptisée “Bracciale con cuori”
- La Seeing Star, rebaptisée “Stella Stellina”
Avec un peu de chance, vous y trouverez peut-être vos schémas ?

Gratuits chez nos copines perleuses,
En vente dans ce livre !
Vous pouvez prendre cette information
et la relayer sur votre blog, site, ou flickr
Qui m’a volé mon auvent ? Ma piscine ?

Et qui a volé ma terrasse ?

Ouais. Persiste et signe. ‘vaut mieux faire des chats que des gosses. Parce qu’au rang des avantages des chats, y’a que le chats, ils ne font pas de sport, même si parfois ils nous font faire du sport (le sport national à la maison étant de courser Eureka qui cumule les bêtises… mais ça, c’est une autre histoire que je vous narrerai par le menu sitôt que je l’aurai étranglée de rage un beau matin, ou qu’elle sera morte d’overdose de papillotes).
Donc disé-je, les gosses, ça fait du sport. Plus précisément, nous parents ô combien attentifs au bien-être de notre enfant, avons dans un moment d’égarement que nous regrettons amèrement aujourd’hui, inscrit nos gnomes dans des clubs sportifs. Donc Chez nous, c’est judo pour Gambas, équitation pour Calamity et Tennis pour Asticot.
Mais lorsque nous les avions inscrits, nous ne nous doutions pas que notre vie se transformerait en enfer… parce quand ça fait un sport, un gosse, ça veut faire des compétitions. Si. Mais ça sait pas aller tout seul aux compet’, un gosse, alors il faut l’accompagner.
Nous nous étions coltinés quelques compets de judo en des temps reculés. Mais suite à son accident au genou, Gambas avait renoncé… hélas, pas définitivement ! En octobre, elle nous annonce tout de go “je veux passer ma ceinture noire, et je vais me remettre à la compet’”.
- “Ah ? T’es sûre ?” avons-nous répondu sur un ton dubitatif. “Tu penses être prête ?”.
- Ouais. Et puis si je veux ma ceinture noire, je suis obligée de faire des compet’. La première, c’est le 17 octobre.
Ce jour-là, en tant que spécialiste ès judo, c’est Mari qui a accompagné. Le combat fut rapide : 1 minute 30 selon Mari, sortie en chaise roulante, le genou n’ayant pas rempli son office, et ma fille s’étant écroulée telle l’albatros à l’atterrissage sur le tatami. Depuis, nous sommes sur un protocole opératoire. Je pense qu’elle a voulu la symétrie, ma fille : à chaque genou sa cicatrice, ça fait plus chic.
Mari et moi, certes fort marris du dénouement tragique de cette compétition, nous réjouissons néanmoins secrètement d’être débarrassés de cette corvée des compétitions de judo…
Mais c’était sans compter sur les autres. Les autres enfants qui grandissent, prennent de l’assurance, et veulent aussi se frotter aux affres des concours.
Donc c’est Calamity, dans un premier temps, qui a pris le relai : “Maman, je ferais bien quelques concours, maintenant que je suis en galop 7.” Quand tu accordes certains privilèges à un de tes enfants, sois conscient, ô parent, qu’il faudra t’y coller pour les autres aussi. Equité oblige.
Donc je laisse la valeur d’un bras au club d’équitation pour un forfait de 5 compétitions dans l’année.
La première avait lieu le 29 novembre, à Arnas, à une trentaine de kilomètres de Lyon. La veille, au retour de sa reprise hebdomadaire, ma Calamity internationale m’annonce, enchantée :
- “Demain, je dois être au club à 5 heures pour charger les chevaux dans le camion”
- … 5 heures… du soir ?
- Ben nan ! J’ai la reconnaissance du parcours à 7 h 30 du matin ! Réfléchis un peu !
Lorsqu’en en septembre j’ai rédigé ce chèque d’un montant pharaonique, il m’avait échappé que je payais une somme indécente pour me lever à 4 heures du matin le dimanche…
Donc le lendemain, 4 h, accompagnement au club. On la laisse là-bas. Et puis comme c’est sa première compet’, et qu’on est levés, on se dit qu’on va aller la voir. Donc, 6h45, nous voilà sur l’autoroute.Une fois sur place, il tombe une pluie battante, on est vite trempés, grelottants, pateaugeant dans la gadoue et le crottin au milieu d’une horde de cavaliers déchaînés. On cherche notre fille, que nous découvrons ruisselante en train de seller un cheval non moins ruisselant attaché au camion, au milieu d’un pré bouseux. Visiblement nous dérangeons. Parce que les enfants ont cette propension à vous supplier de les accompagner, de les encourager, de les admirer, mais quand vous êtes là, je ne sais pas pourquoi, ils ne vous regardent même plus. Nous nous réfugions donc dans les écuries où il fait sec en attendant que notre fille concoure. Nous nous emmerdons occupons ainsi pendant 1 heure et demie. Il est 9 heures. Ca y est ! Elle arrive ! Elle saute ses 12 obstacles. Temps : 1 mn, et 4 points. Même pas classée. Zut !
Voilà, ô parent. Tu te lèves à 4 heures du mat’ pour… 1 minute de parcours. Après tu peux repartir… en laissant ton rejeton qui “s’éclate vraiment trop”, sous la pluie, dans la boue, par un froid polaire, et qui te demande avec une naïveté désarmante si tu pourras venir le récupérer au club à 19h. Et comme t’est un c… pardon, comme t’es un parent, tu acceptes. Tu rentres chez toi sécher, boire un thé chaud et faire la sieste. Ton dimanche est foutu, t’as la tête à l’envers, mais t’as fait plaisir à ton mioche. Et dire que j’ai signé pour 5 concours… m’en restent 4… le prochain le 24 janvier…
Et Asticot ? me direz-vous ? Le moniteur de tennis m’avait dit un jour : “Comme Asticot est motivé, je pense qu’on va pouvoir lui faire faire le championnat régional” Ah bon. Ben… sur le même principe d’équité que celui évoqué plus haut, et que je commence à trouver décidément totalement stupide, j’inscris donc mon rejeton audit championnat. C’est ainsi que je me suis retrouvée à 10h du matin par une froide matinée de décembre, au bord d’un terrain de tennis où deux marmots s’affrontaient dans un match endiablé. Et sur le bord du terrain, transies et grelottantes tant il fait froid, deux mamans attendent que le meilleur gagne. C’est le mien qui a eu raison de son adversaire. Et sur le coup, j’étais très fière, parce que depuis qu’il fait du tennis, je ne comprenais pas comment un gamin qui tape aussi souvent avec le bois de sa raquette peut aimer ce sport. Ben là, nan.
Mais dans ma réjouissance, je n’ai pas mesuré la chance de la maman du perdant, puisque quand tu gagnes, au tennis, eh ben il faut rejouer… donc deuxième match, la semaine suivante, toujours par une température polaire. Sauf que cette fois, je suis toute seule à me morfondre au bord du terrain (la maman de ce second adversaire doit être plus expérimentée que moi, sans aucun doute !), espérant secrètement une défaite qui me délivrerait de cette pénible corvée. Mais comme les gosses sont totalement dénués de bon sens d’une part, et de compassion à l’égard de leurs parents d’autre part, il a gagné à nouveau. Depuis, j’attends avec effroi le prochain appel qui annoncera une nouvelle séance de glace-pieds…
Persiste et signe : Faites des chats, pas des gosses…
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